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Je suis peut être con, mais j'ai pas compris

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Désolé Mr le premier ministre PAR INTERIM (puisque tu n'aimes pas cette petite précision), malgrè la simplicité de votre discours, il y a certains points que je n'ai pas compris :   
 
1/ Rchid Ammar en costume au Qatar pour parler commerce et emplois    
2/ Rajhi viré parce qu'il a désigné un directeur de sureté nationale de l'ère Ben Ali -->Pour rectifier le tir, il est remplacé par un ministre de l'ère Ben Ali    
3/ La police, souffrant d'une azma nafsiyya, a agressé un seul journaliste par erreur, les autres masma3ch bihom .. Mais quand même le ministère s'est excusé !!! avant de refaire la même chose le lendemain   
4/ Un petit dédicace à Nahdha comme dans chaque discours, en faisant allusion au financement externe même s'il reconnait ne pas avoir les preuves, et à la prière de rue (ct en rapport à quoi dejà ? réponse à quelle question) --> conclusion : oubliez ce qu'a dit Rajhi et revenez au débat sur la laïcité; les mosquées, les prières de rue etc. C'était mieux comme ça   
5/ Tu remercies les partis qui sont en train d'aider le gouvernement, pour le bien du pays bien sur, à savoir le PDP et Ettajdid.. Là je crois avoir compris : c'est les seuls qui étaient présents dans le 1er gouvernement de Ghanouchi, c'est les seuls parmi ceux qui sont là maintenant qui exerçaient avant le 14/01..   
6/ D'une part mafammech 9annassa, d'autre part li 9atlou bel kartouch lkoll tchaddou .. Ama mouch lézim yi3lmouna, après tout chkoun jé ylawwej 3al 9annassa wala s2il 3lihom   
7/ Il est intervenu personnellement pour exiger une répression sans pitié des manifestations de Siliana .. On lui a dit alors qu'il était dans son bureau à Tunis que des membres de certains partis étaient impliqués --> conclusion ces partis veulent retarder les élections et bla bla bla .. D'autres versions (relayées par Radio Kalima surtout) disaient que des manifestations pacifiques ont commencé devant le gouvernorat avant que des milices n'arrivent et cassent etc. Le scénario habituel quoi .. Après les personnes capturées et torturées (avec les mêmes méthodes de Ben Ali) n'ont bien sur pas été les casseurs mais les manifestants.. Qu'est ce qui a changé par rapport à l'avant révolution ? Toute personne qui proteste est forcément casseur ou guidé par des tierces parties.   
8/ Tu dis qu'il n'y a pas un gouvernement de l'ombre .. Ltaief a reconnu lui même qu'il "sert son pays" sans avoir de poste officiel .. A. Mourou dit aujourd'hui qu'il a été reçu par H. Baccouche à la Kasbah. Ces 2 personnes ont organisé le renversement de Votre cher Bourguiba pour nous amener Ben Ali.. Seraient ils en train de batir la démocratie aujourd'hui ?   Heureusement que le discours était enregistré et passé en différé, sinon  il y aurait surement eu d'autres points que je n'aurais pas compris
                                                                                                 Anonyme

Caïd Essebsi à l'AFP : les élections du 24 juillet, le RCD et «le péril islamiste»


On sait que la date du 24 juillet a été arrêtée pour l'élection d'une assemblée constituante. le pari sera t-il tenu ?«C'est difficile mais c'est un délai raisonnable, presque six mois après la révolution du 14 janvier (chute de Ben Ali). Il ne faut pas s'éterniser dans le provisoire», confie  M. Caïd Essebsi à l'AFP, ajoutant «ne pas avoir l'intention de changer la date».  il n'écarte toutefois pas l'hypothèse d'un report «s'il y a un consensus le plus large possible»

Car, remarque t-il, à part le vieux mouvement islamiste Ennahda récemment légalisé, les tout nouveaux partis légalisés qui ont fleuri «ne sont pas au meilleur de leur forme» pour se préparer au scrutin, dit-il.

Pour lui, la nouvelle Tunisie n'en est qu'au début : «La révolution ce n'est pas la démocratie, ce n'est que la première porte. Il faut ramer pour aller à la démocratie». «Il y a évidemment des risques de dérives, ceux qui sont aux responsabilités doivent être vigilants. Nous le sommes», assure-t-il, non sans exclure de possibles «accidents de parcours».

Avec ses deux millions de membres revendiqués, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti de Ben Ali, pourrait-il constituer un obstacle sur la route de la démocratie, bien que dissous sur le papier par la justice? Béji Caïd Essebsi ne le pense pas même s'il «peut renaître de ses cendres» sous une autre appellation. «Certains y travaillent».

Est-ce un risque pour la démocratie balbutiante? «Pas du tout», assure-t-il dans une quasi-plaidoirie pour l'ancien parti qu'il estime avoir été dévoyé par le clan Ben Ali: «Beaucoup de patriotes en ont été écartés, et dans le RCD, il n'y a pas que des monte-en-l'air».

«Ce n'est pas en trois ou quatre mois qu'il se refera une virginité», dit-il encore, en excluant une chasse aux sorcières: «Je ne crois pas à la justice expéditive et collective», et préconisant juste un «coup de tamis» de l'appareil judiciaire.

Quant au péril islamiste dans un pays arabo-musulman pionnier sur le droit des femmes, il n'y croit pas. «Ce courant ne peut être combattu que par un mouvement d'idées. La majorité des Tunisiens, si on leur propose un autre choix que la dictature ou l'islamisme, iront vers des formations moyennes», analyse-t-il.

C'est lui qui en tout cas s'est récemment et personnellement opposé à la légalisation du mouvement islamiste Hezb et Tahrir, «un parti xénophobe».

Malgré une croissance «presque à zéro», le libéral Béji Caïd Essebsi sait enfin que l'avenir démocratique du pays se joue largement sur sa capacité à répondre aux revendications sociales de millions de gens en désespérance: «La Tunisie retravaille et nos exportations ont augmenté de 5% pendant la période de la révolution».
                                                                              par Leaders.com