Affichage des articles dont le libellé est Jrad. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jrad. Afficher tous les articles

L’appel commun de l’UGTT

L’initiative n’a pas bénéficié de la médiatisation qu’elle mérite. Dans un appel commun lancé par Abdessalem Jerad, Abderrazak Kilani et Mokhtar Trifi, l’UGTT, le Conseil National des Avocats et la LTDH, soulignent la nécessité d’apaiser la situation, de faire preuve d’esprit responsable, et d’œuvrer pour la réussite des élections du 23 octobre, détaillant différentes mesures et attitudes à prendre pour désamorcer les tensions, débloquer l’appareil de production et restaurer la quiétude.
Les signataires réclament plus de fermeté dans la poursuite des symboles du régime déchu et insistent à cet effet sur l’impératif d’assainir la justice, la promulgation des nouveaux textes relatifs au Conseils Supérieur de la Magistrature, dans la concertation avec les parties concernées.
Ils invitent le gouvernement à faire preuve de plus de célérité pour répondre aux demandes de développement dans les régions déshéritées et de redoubler d’effort pour la restitution des biens du clan Ben Ali à l’étranger, annonçant à cet effet qu’une vaste campagne internationale sera lancée, en collaboration avec les composantes de la société civile internationale, afin d’exercer pression sur les gouvernements concernés.
L’UGTT, le CNOAT et la Ligue insistent par ailleurs sur l’importance de la restauration de la sécurité et urgent le gouvernement de désamorcer toutes les sources de tension et d’intervenir immédiatement pour mettre fin à tout incident et engager enquêtes et poursuites y afférentes.
Tout en réaffirmant leur attachement à la liberté d’expression par tous les moyens pacifiques et au droit de manifester dans le respect de la réglementation en vigueur, les signataires appellent à l’arrêt des sit-ins ainsi que la levée des barrages sur les routes et les chemins de fer et toute entrave de l’appareil de production, demandant aux autorités sécuritaires concernées et aux municipalités de garantir la poursuite des services publics, la protection des biens, la défense de l’occupation du domaine public, la lutte contre la construction anarchique et la préservation de l’environnement et de l’hygiène.
S’adressant aux médias, les signataires appellent les journalistes à assumer leur responsabilité dans la réussite du processus électoral, en faisant montre de professionnalisme dans le traitement des sujets conflictuels, le bannissement du sensationnel, de la diffamation, de l’outrage et des attaques personnelles notamment pour ce qui est des convictions.
Jerad, Kilani et Trifi affirment que l’esprit de consensus qui avait permis jusque-là de réussir nombre d’épreuves, telles que la tenue sans incident des examens scolaires et universitaires, notamment le bac, l’accueil des flux migratoires arrivant de Libye et autres, incite à la vigilance pour éviter la réémergence des symboles de l’ancien régime et le blocage de la transition.

Pilier de la société, le syndicat UGTT se cherche une nouvelle légitimité

Pilier de la société, le syndicat UGTT se cherche une nouvelle légitimité

Considéré comme l'un des derniers caciques du régime Ben Ali, le secrétaire général de l'UGTT est sous le feu des critiques. Pourtant, le syndicat, acteur clé de la société tunisienne, entend bien jouer un rôle de premier plan dans le pays.

Sur Internet, dans la presse, parmi les manifestants, chez les syndiqués eux-mêmes... Sur tous les fronts, les critiques à l'encontre du secrétaire général du principal syndicat tunisien, Abdesallem Jrad, se multiplient. Après "Ben Ali dégage" et "Ghannouchi dégage", "Jrad dégage !" est pour une partie des Tunisiens le nouveau mot d'ordre. Sur Facebook, plusieurs groupes - dont certains suivis par près de 25 000 personnes - appellent à manifester ce samedi devant le siège de l'Union générale tunisienne des travailleurs (UGTT), pour réclamer son départ.
Sur Twitter, ce sont des documents - dont l'authenticité n'est pas prouvée - censés témoigner de la corruption d'Abdessalem Jrad et de sa proximité avec le régime Ben Ali qui circulent : une lettre qu'il aurait adressée au président déchu la veille de son départou un document indiquant qu'il aurait reçu plusieurs lots de terrains situés dans les Jardins de Carthage..

"Virginité miraculeuse"
Plus largement, c'est le virage opéré par le syndicat depuis la révolution du 14 janvier qui est pointée du doigt. Aux ordres du régime pendant des décennies, l'UGTT a participé aux manifestations contre le pouvoir et entend désormais jouer un rôle clé pour conduire la transition. Lors de la nomination du nouveau Premier ministre par exemple, le syndicat a fait part de sa déception à ne pas avoir été "consulté" sur ce choix. Abdessalem Jrad a pourtant été l'une des premières personnalités rencontrées par le nouveau chef du gouvernement Béji Caïd Essebsi...
"Par quel miracle l’UGTT, Jrad et les autres sont-ils devenus les leaders d’une révolution qu’ils ont ignorée durant les deux premières semaines avant de la rejoindre au dernier moment, lorsque les dés étaient jetés ? dénonce par exemple le journaliste Ridha Kéfi dans "Kapitalis". Personne n’est dupe de leur virginité miraculeusement retrouvée."
Jeudi, le syndicat des médecins hospitalo-universitaires a d'ailleurs décidé de geler son appartenance à la centrale, pour dénoncer ses pratiques.


Pour René Gallissot, historien des mouvements sociaux du Maghreb et du monde arabe, ces critiques sont justifiées. Au-delà d'Abdessalem Jrad, c'est tout le syndicat qui est visé. "L'UGTT était jusqu'à présent une succursale du RCD (le Rassemblement constitutionnel démocratique, l'ancien parti au pouvoir), explique-t-il. Le secrétaire général a été choisi directement par les services de Zine el-Abidine Ben Ali, qui réglaient le destin du syndicat. Celui-ci avait toutefois un rôle de soupape pour encadrer les problèmes sociaux. Il s'est joint, avec modération, aux premières manifestations contre le régime de Ben Ali pour essayer de se placer" dans le nouveau paysage politique.
Si l'UGTT est considérée par une partie des Tunisiens comme corrompue, à l'instar de tout le régime Ben Ali, le syndicat n'est toutefois pas monolithique. "Ce n'est ni un bloc, ni une coquille vide, insiste Michaël Hayari, chercheur associé à l'Institut de recherche et d'études du monde arabe et musulman (Iremam). Le syndicat en tant que tel est un acteur essentiel, qui a une assise populaire et une capacité de mobilisation incomparable avec celles des partis d'opposition. Mais il est traversé par plusieurs tendances : certains veulent faire le ménage et éliminer les éléments considérés comme corrompus ; une partie de la base veut une extension des luttes... Et à l'extérieur, les partisans du statut quo peuvent utiliser Abdessalem Jrad pour délégitimer l'UGTT."
L'UGTT dément les accusations

À la tête de la centrale, on réfute en bloc toutes ses accusations. "Ceux qui critiquent l'UGTT sont des anciens du RCD et des ennemis de la révolution, affirme Houcine Abassi, secrétaire adjoint du syndicat chargé de la législation. Nos adhérents sont unis et mobilisés. Abdessalem Jrad n'était pas un proche de Zine el-Abidine Ben Ali et tous les documents qui circulent sont mensongers."

"Nous allons régler nos problèmes en interne, mais c'est secondaire. L'organisation n'est pas en danger, c'est le pays qui l'est", ajoute-t-il.
Adessalem Jrad a lui affirmé qu'il avait été "le premier à déclarer son patrimoine", invitant quiconque trouverait un compte secret lui appartenant à en avertir la centrale. "Comme les autres secrétaires généraux, il a eu une gestion corporatiste et affairiste des ressources du syndicat. Autrement dit, les caisses ont été gérées d'une façon honteuse", estime toutefois René Gallissot.
Comment cette "forteresse institutionnelle" de l'ère Ben Ali va-t-elle désormais évoluer ? Habituée au double jeu, elle est de nouveau écartelée entre son projet de participer à une transition modérée et la nécessité de s'associer à la lutte sociale, quitte à faire de la surenchère, pour se donner une nouvelle légitimité. "Choisir un camp provoquerait la division du syndicat, estime René Gallissot. Mais une fracture n'est pas impossible."

Tunisie: Le Complot Jrad et Hammami

     



Dès le 15 janvier un accord secret a été passé entre le POCT (Hamma Hammami), l’UGTT (avec tous ses corrompus du bureau exécutif et leurs énormes fortunes) et Ennahdha (l’assassin Rached Ghannouchi et ses sbirs) afin que la révolution aboutisse à un drôle de coup d’état mené par ces traîtres et conspirateurs.

Explication : Le POCT et Ennahdha savent pertinemment qu’ils ne bénéficient d’aucune base populaire et n’on pas la moindre chance d’obtenir des scores importants en cas de stabilisation du pays et de tenue d’élections libres et transparentes.

Ennahdha sera pénalisé par une population très modérée, composée de près de 55% de femmes et qui n’acceptera jamais d’embarquer dans une aventure religieuse aléatoire avec des criminels qui imposeront une dictature islamiste étouffante mille fois pire que le sale régime de Ben Ali.

Le POCT, parti communiste ayant pour modèle le régime de dictature de l’Albanie récoltera uniquement les voix de Hamma Hammami et de sa famille proche (surtout de sa fille qu’on a tous vu sur France24 et se prend déjà pour la nouvelle Cyrine Ben Ali de la Tunisie !!!!!!!).

Les membres de l’UGTT (surtout ceux du bureau exécutif) ont conclu un arrangement avec Ben Ali pour qu’ils lui foutent la paix et en contrepartie le dictateur leur facilitait l’accumulation de richesses insolentes (terrains, immeubles, autorisations administratives lucratives, emplois grassement rémunérés pour leurs proches, …). L’UGTT n’a aucun intérêt à la stabilisation du pays et à son basculement vers un régime démocratique et juste qui leur ouvrira tous leurs dossiers et les mettra logiquement tous en prison (Jrad, Briki, …).

Alors, en quoi consiste l’accord ? L’UGTT aide les criminels d’Ennahdha et les fous furieux du POCT à installer et perpétuer le chaos dans le pays et empêcher tout retour à la normale. Lancer en même temps l’idée d’un conseil de protection de la révolution. Le pourrissement de la situation et la chute des gouvernements successifs pousseront inévitablement à donner les pleins pouvoirs à cette saleté de conseil. Au fait, une petite question : de qui est composé ce conseil ? Comme par hasard du POCT, d’Ennahdha et de l’UGTT !!!!!! Les magistrats corrompus et les avocats intéressés ne sont là que pour brouiller les pistes et qui ne seront pas difficiles à instrumentaliser d’une manière ou d’une autre le moment voulu.

Une fois les pleins pouvoirs obtenus par le biais de ce conseil, ils ne le lâcheront plus jamais. Une chape de plomb s’abattra définitivement sur le pays. Les échéances seront retardées à chaque fois un peu plus : une fois il n’y a pas eu accord sur le mode de scrutin, une autre fois sur le mode de gouvernement, après c’est des difficultés logistiques, ensuite c’est des concertations qui sont plus longues que prévus, et ainsi de suite et ainsi de suite. Les mois et les années passeront et nous seront chaque jour un peu plus sous la dictature de Hamma Hammami et de Rached Ghannouchi qui auront réalisé le plus comique des coups d’état. Hamma Hammami aura eu la satisfaction d’avoir appliqué son modèle ultime de coup d’état à la bolchevique (octobre 1917) lorsque les partis politiques étaient embarqués dans des querelles intestines qui ont permis aux bolchéviques (avec un nombre très réduit de personnes et aucune représentativité populaire) de s’accaparer du pouvoir. Rached Ghannouchi accèdera à un pouvoir derrière lequel il court depuis des décennies. Et l’UGTT, en plaçant ses complices au pouvoir, s’assurera une immunité judiciaire et continuera son petit business tranquillement.

Ayez juste une petite réflexion : si un jour Hamma Hammami ou Rached Ghannouchi prennent le pouvoir, est ce que ce sont des démocrates pour le rendre ?

L’extrême gauche et l’extrême droite se rejoignent pour instaurer le KO en Tunisie

Ce qui se passe actuellement en Tunisie ne diffère guère de cette définition: un groupe s'autoproclamant «Conseil de Protection de la Révolution» (on ne sait par quelle légitimité?), essaie par l'intimidation de confisquer tous les pouvoirs et d'imposer ses choix à tout un peuple sorti à peine d'une dictature sanguinaire.
A écouter Hamma Hammami s'exprimer sur la démission de Mohamed Ghannouchi et exiger le départ de tous les ministres «venant de France» et ayant des orientations qui lui déplaisent, ainsi que le départ de Afif Chelbi ayant eu le tort (?), d’après ses dires, d'avoir collaboré dans le processus de privatisation de certaines entreprises publiques, on se demande si M. Hammami ne considère pas que le peuple l'ait déjà élu président de la République et choisi le Communisme comme doctrine pour gérer le pays? Une doctrine d'un autre âge que défendent encore des gens vivant sur une autre planète!

L’extrême gauche et l’extrême droite se rejoignent

A écouter Rached Ghannouchi parler du nouveau Premier ministre Béji Caid Essebsi, le décrivant comme sortant «des archives du Bey», on se demande s'il se croit plus compétent et plus apte à ce poste que ce grand Monsieur dont l'intégrité, l'expérience, le savoir-faire et le savoir-vivre sont plus que reconnus.
Rached G. oublie-t-il qu'il sort lui des archives du Moyen-âge, avec sa lecture rétrograde de notre religion, un discours populiste des plus décevants et un désir de vindicte qu'il nous dévoile désormais au grand jour. A-t-il été investi d'une mission divine dont on n'est pas encore informé? Mission consistant à mettre le pays à genoux et vivre alors d'amour et d'eau fraîche!
A écouter M. Brigui de l’UGTT réagir en direct sur Hannibal TV à la même nomination en déclarant que «l'UGTT n'ayant pas été consultée, refuse cette nomination et œuvrera à la chute du gouvernement», on se rend compte à quel point lui et M. JRAD sont capables d'aller dans l'arrogance, l'entêtement et la soif du pouvoir, quitte à mettre le pays à feu et à sang! Et on en oublierait même que l’UGTT a approuvé toutes les décisions prises par l’ancien gouvernement concernant les entreprises publiques et à leur tête celle concernant Tunisair.
Selon quelle légitimité ces messieurs se donnent-ils le droit d'arbitrer au nom du peuple?
Messieurs R. Hammami, R. Ghannouchi, Brigui, Jrad et consorts seraient-ils plus éclairés, plus nationalistes et plus patriotes que le reste du peuple tunisien?

Seraient-ils plus compétents et capables que M. Caid Essebsi pour redonner confiance à la Communauté internationale dont nous avons grand besoin pour reconstruire le pays?
Ce groupe jusqu'au-boutistes, déconnectés des réalités économiques, n'ayant comme bagage que des slogans creux, entraînant derrière eux des lycéens et un public facile à manipuler, se foutent des intérêts du peuple et du pays et veulent imposer immédiatement et sans attendre le verdict des urnes, des choix politiques et des orientations économiques aux conséquences désastreuses.

Le blocage qu'ils provoquent, alors qu'il n'existe en réalité aucun risque de déviation ni retour en arrière sur les choix démocratiques, paralyse hauts responsables, cadres, dirigeants en les empêchant de se concentrer sur leur tâche et leur objectif de redressement de la situation et démoralise même les ouvriers voyant leurs entreprises perdre des commandes.

Mais est-ce leur préoccupation ?

La persistance de l'insécurité et des incertitudes sont en train de provoquer l'écroulement de pans entiers de notre économie et d'engendrer la fermeture de dizaines (et bientôt de centaines) d'entreprises, de faire partir les investisseurs étrangers et de mettre en péril des MILLIONS D'EMPLOIS!
Par leur égoïsme et leur irresponsabilité, ces démagogues de tous bords assumeront seuls les conséquences de la débâcle que connaîtra le pays.
Ils assumeront seuls l'échec d'une révolution à laquelle tous les Tunisiens ont contribué. Une révolution qui nous a donné tant d'espoir et suscité admiration et sympathie dans le monde.
Mais même s'ils seront jugés pour leur crime et leur trahison dans quelques années, en quoi cela nous avancerait-il?
Nous serions déjà dans l'abime.